Thomas Browne (1643): Le monde que je considere est moi-m^me,...

Le monde que je considere est moi-m^me, cést sur
microcosme de ma propre constitution que je fixe
les yeux; pour l´autre, je l´utilise seulement
comme mon Globe, et parfois j´en fais le tour,pour
mon plaisir. (...) Je ne pouvais jamais satisfaire
ma contemplation avec ses merveilles, le flux et
reflux de la mer, le gonflement du Nil, la dévia-
tion de l´aiguille vers le Nord, et je me suis efforcé de les égaler dans les parties le plus
évidents et le plus négligés de la Nature, sans
outre voyage que dans la Cosmographie de mon âme;
nous transportons avec nous les merveilles que
nous cherchons hors de nous; il y a en nous toute
l´Afrique et ses prodiges(...).

Inserida por lysman